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Après l'effort, le réconfort
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20 juin 2014

Exemples # 2

Aujourd'hui en classe de 6ème.

Nous travaillons la classification scientifique des êtres vivants. La notion a été découverte, des exemples ont suivi chez les animaux, un dernier exemple chez les végétaux.

On regroupe les végétaux ayant le même attribut ici la présence d'une tige.

Et ............. roulement de tambour ................

 

- " Moi aussi, j'ai une tige ! "

 

 

AU SECOURS !!!!!!!!!!!

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9 juin 2014

suicide d'un enseignant reconnu

Le suicide d'un enseignant à Marseille imputé à ses conditions de travail

Le Monde.fr avec AFP | 07.06.2014 à 15h00 • Mis à jour le 07.06.2014 à 18h04

L'éducation nationale a reconnu que le suicide d'un enseignant d'un lycée de Marseille à son domicile la veille de la rentrée 2013-2014 était directement lié aux conditions de travail, a indiqué samedi 7 juin une source syndicale. Le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a annoncé vendredi lors d'un comité technique académique, réunissant représentants des personnels et de l'administration, que ce suicide était « imputable au service », selon une responsable régional du SNES-FSU. « Cela signifie la reconnaissance du fait que ce geste a un lien direct avec le travail, que seul le travail explique ce geste. C'est aussi la reconnaissance des carences de l'administration dans l'accompagnement des personnels et les moyens accordés à la médecine de prévention », a poursuivi la secrétaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) académique.

Le rectorat a confirmé l'information, précisant que l'épouse du professeur avait demandé que le suicide de son mari « soit considéré par l'administration de l'éducation nationale comme un accident de service », et qu'elle a été « immédiatement informée » de cette décision. « SOUFFRANCE GRANDISSANTE DES PERSONNELS » Pierre Jacque, professeur d'électronique en série STI2D (sciences et technologies industrielles et du développement durable) du lycée Antonin-Artaud (13e arrondissement) a mis fin à ses jours le 1er septembre 2013 à l'âge de 55 ans, expliquant dans une lettre adressée à ses collègues que « le métier tel qu'il est devenu » ne lui était « plus acceptable en conscience ». Il dénonçait notamment les conditions de « la mise en place de la réforme » de l'ex-ministre de l'éducation nationale Luc Chatel « faite à la hussarde dans un état d'affolement que l'inspection a du mal à dissimuler ».

Les CHSCT « avaient alerté à l'époque l'administration sur la souffrance grandissante des personnels suite à cette réforme de la filière STI2D », a souligné leur porte-parole, estimant que cette reconnaissance, une première dans l'académie, était « essentielle » pour la famille de ce professeur, qui était marié et père de deux filles.

Réagir

Anne M Hier Ce professeur s'est suicidé parce qu'il se faisait une haute opinion du métier auquel il avait consacré sa vie et de sa mission : obligé de collaborer à un système devenu absurde, mis dans l'impossibilité de transmettre un savoir à ses élèves par les destructeurs de l'école, il n'a pas supporté la dichotomie entre ses conceptions nobles et la désormais triste réalité. On lira avec grand profit sa lettre ici : http://www.marianne.net/Mourir-de-ne-pas-enseigner_a231778.html

Theo 09/06/2014 - 13h04 Merci pour lui, et pour bien d’autres.

8 mai 2013

jeunes et alcool bis

10% des collégiens et 60% des lycéens ont déjà été ivres Créé le 06-05-2013 à 15h35-Mis à jour le 07-05-2013 à 05h21 Par Le Nouvel Observateur avec AFP 7% des élèves de 6e admettent avoir déjà été ivres. Le taux atteint 69% en terminale. Mots-clés : FEMME, collège, Homme, Vin, Bière, collégiens, lycée, jeunes, vodka PARTAGER RÉAGIR1 Homme ivre (ISOPIX/SIPA) Un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres, selon une étude publiée mardi 7 mai par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Effectuée à partir de données fournies par deux enquêtes scolaires internationales (Espad et HSBC), l'étude montre que les comportements d'alcoolisation effective, comme les ivresses, augmentent rapidement pendant les années de collège et de lycée : alors que 7% des élèves de 6e admettent avoir déjà été ivres, le taux atteint 69% en terminale. L'absorption d'au moins un verre d'alcool au cours du mois précédant l'enquête progresse, elle aussi, très nettement entre la classe de 4e et celle de 1ère, passant de 39% à 79% des élèves et se stabilise en terminale. Marginales jusqu'à la classe de 5e, les ivresses déclarées lors du mois écoulé progressent rapidement jusqu'à la classe de 1er, passant de de 7% à 27% des élèves. Quant à l'usage régulier (au moins 10 fois lors du mois précédant l'enquête), il passe de 3% en 4e à 24% en terminale. Les femmes boivent moins... pour l'instant L'alcool est, selon l'étude, la "substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l'adolescence", souvent dans un cadre familial puisque 59% des élèves de 6e déclarent avoir déjà bu de l'alcool. La proportion atteint 93% en terminale. Les boissons alcoolisées les plus prisées varient en fonction de l'âge : le cidre et le champagne arrivent en tête chez les collégiens, tandis que les lycéens mentionnent les bières et les alcools forts, avec un petit bémol chez les jeunes filles en ce qui concerne la bière. Ces dernières sont également deux fois moins nombreuses que les garçons à boire de l'alcool régulièrement, selon l'étude effectuée conjointement par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), l'Inserm et l'Inpes. Selon une autre étude effectuée par l'Inpes et l'OFDT en 2010, le comportement des jeunes femmes de 18 à 25 ans tend toutefois à se rapprocher de celui des jeunes hommes du même âge, avec un doublement des ivresses répétées féminines entre 2005 et 2010. La bière est l'alcool le plus consommé par les hommes Les ivresses répétées concernaient également deux fois plus d'étudiants en 2010 qu'en 2005, alors que les alcoolisations ponctuelles importantes (au moins 6 verres en une seule occasion au cours du mois écoulé) touchaient près d'un tiers des 2.838 jeunes gens étudiés. La bière reste la boisson la plus consommée par les jeunes hommes de 18 à 25 ans (39,3%), suivie des alcools forts (29,5%), du vin (22,4%) et des autres alcools (9%). Chez les jeunes femmes, le vin est la boisson la plus courante (14,3%) devant les alcools forts (11,1%), la bière n'arrivant qu'en troisième position.
8 mai 2013

Jeunes et alcool

jeunes et alcool : mes élèves avaient remplacé l'eau des bouteilles par de la vodka

Modifié le 07-05-2013

Temps de lecture : 3 minutes Par Eleusie De Mortagne

1 collégien sur 6 ainsi que 3 lycéens sur 5 ont déjà été ivres au moins une fois dans leur vie, selon une étude du Bulletin hebdomadaire épidémiologique. Phénomène nouveau ou constat récurent ? On en parle avec Eleusie de Mortagne, enseignante en collège, qui nous raconte comment elle gère la situation au quotidien. Édité par Henri Rouillier Auteur parrainé par Aude Baron inShare0Réagir En tête des alcools préférés des jeunes, on retrouve la bière, la vodka, le gin et le vin (F.DURAND/SIPA). Pour être honnête, je ne suis pas surprise. En tant qu’enseignante, c’est une tendance que l’on observe depuis au moins une bonne dizaine d’années. Des bouteilles d’eau à l’odeur étrange

Une anecdote : je me souviens de cette classe de 4e qu’on avait emmené au cinéma, c’était en 2003. Nous les avions trouvés étonnamment sages pendant la projection. Seulement, on était à mille lieues de se douter qu’ils étaient juste bourrés… Ils avaient remplacé l’eau de leurs bouteilles d’eau minérale par de la vodka. Du coup maintenant, je les vérifie systématiquement. Il y a toujours eu ce besoin de transgresser, de franchir une limite. Je le vois à travers le compte Facebook de ma fille. Les photos d’ados baignant dans leur vomi, on en voit de plus en plus. Mais ce qui est surtout frappant, c’est qu’ils sont plus jeunes qu’avant. Mes élèves sont au collège, j’en ai déjà croisés dans ma carrière pour lesquels l’alcool commençait déjà à être un petit besoin… Filles / garçon : l’égalité totale Ce qui me choque aujourd’hui, c’est qu’il y a de plus en plus de filles qui se réunissent pour "se bourrer la gueule". Avant, c’était vraiment un truc de garçons, ils faisaient ça entre eux dans leur coin. Maintenant, c’est malheureusement le seul terrain d’égalité sur lequel les filles retrouvent les garçons. Pour celles qui boivent, ce n’est même pas une question de classe sociale, qu’on parle de jeunes bourgeoises ou de gamines qui vivent dans un roman de Zola, elles sont toutes sur le même pallier. On peut expliquer ce phénomène par la pression qu’ils exercent les uns sur les autres. Ma fille ne le sait pas, mais je suis au courant qu’elle a déjà bu au point d’être malade. Elle s’est retrouvée dans une soirée avec des amis – dont les parents étaient pourtant sur place -, ils ont joué à un jeu et à chaque mauvaise réponse, il fallait boire un verre de goutte. Un verre entraînant forcément une mauvaise réponse… je ne vous fais pas de dessin. Vous me direz : "Mais les parents n’ont rien vu ?!". Eh bien non. Parce qu’à 1h30 du matin, les parents dormaient, ce qui est bien normal. Ma fille avait 14 ans. Comment sensibiliser aux dangers de l’alcool si tout le monde en boit ?! Je ne vois pas comment on pourrait sensibiliser davantage à l’alcool. On ne peut pas être sur tous les fronts. L’alcool a une aura de convivialité contre laquelle il est difficile de lutter, parce que personne ne trouve ça grave, au fond. C’est facile de faire de la prévention contre la drogue parce que c’est illégal : on fait venir les gendarmes, qui informent les élèves des infractions et des délits que ces pratiques peuvent entraîner. La même chose pour le Sida ou les grossesses pré-adolescentes : on parle d’une maladie ou d’un événement capable de bouleverser une vie très rapidement. Dans la tête des élèves, ce n’est pas forcément le cas de l’alcool : "Les adultes en consomment régulièrement, ils sont toujours vivants, pourquoi je n’en prendrais pas ?" Et pourtant, on sait qu’il faudrait démarrer par là pour souvent éviter d’autres urgences… Je me rappelle d’une "Skin party" qui avait été organisée parmi certains de mes élèves, au moment de la sortie de la série du même nom : il y a eu 3 IVG, le même mois, dans la même classe. Le problème avec l’alcool, c’est qu’il faudrait enfermer ses enfants chez soi et supprimer volontairement tout trace pour qu’ils ne rentrent pas en contact avec. Ce qui est, vous en conviendrez, relativement impossible.

Propos recueillis par Henri Rouillier. 

3 février 2013

Sa honte !

CHANTAGE - Il recevait 300 euros par mois, en échange de son silence...

Il avait établi un véritable contrat. Dans un lycée de la région d'Avesnes-sur-Helpe (Nord), un professeur de 53 ans avait mis en place un véritable racket, en échange de son silence, à la suite d’une supposée «grosse bêtise» de leur fils, révèle France Bleu Nord.

L'affaire remonte à décembre 2011. Pendant un cours, le professeur reçoit une boulette en papier sur la tête. Il convoque alors les parents du lycéen et leur explique souffrir de maux de tête depuis l'«agression» dont il a été victime. Pour lui, l'affaire est grave. Ainsi, pour éviter aux parents des poursuites, le professeur propose un marché financier à hauteur de 10.000 euros, finalement ramené à 7.500 euros.

Le professeur nie tout

Dans un contrat, qu'il soumet aux parents de ce jeune homme de 16 ans, il fixe les dates et le mode de paiement. Les parents signent alors un engagement à verser 300 euros par mois au professeur.

Le petit manège va fonctionner comme cela jusqu'en juin 2012, date à laquelle le lycéen est exclu de l'établissement pour «oisiveté», rapporte France Bleu Nord. Le père, qui décide de demander des explications au proviseur, finit par dévoiler le contrat conclu avec le professeur. Ce dernier, qui nie tout malgré le contrat signé, va maintenant devoir s'expliquer devant la justice. Les parents du lycéen ont en effet porté plainte contre lui.

M.Gr.
http://www.20minutes.fr/societe/1091857-nord-professeur-rackettait-famille-eleves
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3 octobre 2012

Quel devoir ?

Outre les sempiternelles excuses bidons : - hein ? quoi ? y avait un devoir à rendre pour aujourd'hui ?

                                                              - M'dame mon devoir est dans mon casier mais j'ai perdu la clef. Mais j'vous jure que je l'ai fait.

                                                                Bon alors je vais demander à la vie scolaire de casser ton cadenas pour le récupérer.

                                                                5 min plus tard   

                                                                M'dame j'l'ai retrouvé dans mon (...mettre l'endroit du cartable de votre choix...) !

                                                              - M'dame, j'ai oublié mes affaires, mais j'ai fait mon devoir.

                                                              - M'dame, hier j'ai fait mon devoir chez mon père, mais quand ma mère est arrivée pour me chercher ils se sont disputés et chuis parti sans mes affaires !

Cette fois j'ai eu droit à :

                            " M'dame j' vous rends pas mon devoir parce que j' l'avais mis dans mon sac de sport, j'ai trop peur qu'il sente la transpi"

 

 

 

 

 

1 octobre 2012

Mais pourquoi ?

Voilà canalblog vient de rendre anonyme tous les commentaires qui seront postés sur les blogs . Je ne pourrai plus vous répondre ou même vous remercier , échanger avec vous qui me suivez . Je suis déçue et peinée de cette décision subite et soudaine qui a été mise en place cet après-midi même sans même en avoir avisé les blogueurs et blogueuses au préalable.

Vous pourrez  me contacter via "contactez l'auteur"

J'espère sincèrement que canalblog reviendra sur sa position ou trouvera une solution pour que nous les blogueuses puissions continuer à échanger avec ceux qui nous lisent . 

Bonne soirée !

30 septembre 2012

Faits divers dans MON collège !

Collé, le collégien et deux copains se vengent en saccageant mon établissement

À l’aide de marteaux, ils ont brisé des fenêtres et du mobilier, mis hors d’usage du matériel informatique, saccagé les cuisines… Ça s’est passé samedi après-midi. C’est un voisin de l’établissement qui a alerté les policiers vers 16 h. Les trois copains, âgés de 15 ans, ont été pris en flagrant délit. La vengeance serait le moteur de cette mission de destruction (sans doute plusieurs milliers d’euros de dégâts). Les trois adolescents ont été placés en garde à vue. Le directeur du collège a porté plainte.

 

 

13 septembre 2012

Parler avant de frapper !

Un élève a frappé son enseignant mardi après-midi après un cours sur la religion.

Les faits se sont déroulés mardi après-midi au lycée professionnel Trégey, à Bordeaux. Un professeur d'histoire-géographie a été agressé par un de ses élèves, en classe de première et âgé de 18 ans, après une divergence ayant surgi lors d'un cours évoquant le système politique du Maroc, pays d'origine de l'élève, selon Dominique Margueritat, le proviseur de l'établissement.

"Rien à voir avec la religion"

"L'élève voulait approfondir cette question, le professeur, jeune et expérimenté, a refusé et il lui a demandé d'arrêter en lui disant que s'il continuait, il appellerait son père. Ce qui a mis l'élève en colère n'a rien à voir avec la question de la religion ou de l'islam, a assuré le proviseur au micro d'Europe 1. Selon une source proche de l'enquête en revanche, élève et enseignant auraient divergé sur "certaines personnalités du monde arabe".

L'élève a assené à son enseignant des claques et des coups avant d'être interpellé. Il doit faire l'objet d'une comparution dans les prochains jours devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour violences sur personne chargée d'une mission de service public et dégradations.

Le ton est monté très vite

Le ton est très vite monté et l'élève s'en est pris, dans un premier temps, au mobilier de la classe, révèle le quotidien Sud Ouest. Les autres élèves ont alors été évacués et le lycéen a été convoqué chez le conseiller principal d'éducation.

Très énervé, il s'en est aussitôt pris au mobilier en apprenant que ses parents avaient été avertis de l'incident. En sortant du bureau, il a croisé le professeur qu'il a frappé. "L'enseignant a été exemplaire, il n'a pas du tout répliqué", a souligné le proviseur de l'établissement. L'enseignant, à qui aucune ITT n'a été prescrite, devrait reprendre les cours vendredi ou samedi.

 

 

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Un-professeur-agresse-a-Bordeaux-1237023/

27 août 2012

Rentrée 2012 1er épisode ambiance BIZARRE

Bon voilà les vacances sont finies !

J'ai eu ma nouvelle affectation pour l'année 2012-2013 : un mi-temps sur 2 établissements ! Une misère ! Gagner 700€ par mois. Quand je pense qu'une de mes copines est en congé parental et gagne 500€ par mois à rester chez elle pour s'occuper de ses jumelles. Je rêve que certains ont bien de la chance.

Bien ! J'ai donc rencontré mes 2 chefs d'établissements et ça commence ... bizarre !

Chef n°2 (car seulement 3h dans son établissement) vu en 1er. Mon établissement ... bla bla bla ... acceuille tous les phénomènes DYS. Entendez par là dyslexique, dysphasique, dysorthographique, dysgraphique et j'en oublie surement ils me pardonneront. Première info dite. Autrement dit vous allez faire en sorte d'aider ceux qui font la particularité de MON établissement. Parce que je vérifie mais oui oui c'est bien vous qui aurait en charge les 2 classes de DYS pour le niveau 5ème. Mais rassurez-vous je ferais en sorte que vous soyez toujours au labo. Oulala est-ce à dire qu'il y a une classe dédiée pour les SVT hors labo ? Ben OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII.

Info n°2 : ma femme travaille dans votre établissement n°1 et sera votre collègue. Huuuum, on se sent sous surveillance. Y a pas intérêt à dire du mal d'un établissement dans l'autre.

Info n°3 : elle s'occupe de la pastorale dans l'établissement n°1 et j'aurais donc besoin de vous ici pour la même chose si cela tombe sur vos heures de cours bien entendu hu ! hu ! hu ! (Jésus Marie Joseph protégez moi !)

Info n°4 : nous faisons la pré-rentrée sur 2 jours vendredi et lundi. Je vous demanderai d'être présente vendredi après-midi car nous avons beaucoup de nouveaux enseignants cette année et j'organise donc une visite de l'établissement à laquelle je vous convie.

"Avez-vous des questions ?"

Oui ! Quel sera mon emploi du temps ?

"Aucune idée, nous travaillons dessus en ce moment."

Ok ! Pouvez-vous me dire quel est le livre du niveau 5ème ?

"Aucune idée, téléphonez donc dés lundi, mon adjointe sera là. Voilà Merci. Au revoir"

 

Chef n°1 (car 6h dans son établissement)

Regarde mon cv, regarde mon cv... Toujours pas le concours depuis le temps !

Huuum ça commence gentiment par là où ça fait mal.

Je réponds qu'ayant fait des études de géologie (coef.1) et que le concours est principalement axé sur la biologie (coef.2) je suis plus en difficulté.

"Ah oui c'est comme ça comme vous interprétez la CHOSE !" Et vexée je lui rétorque "Ben chuis p'être nulle aussi". Et là je me dit que j'aurais dû encore une fois garder mon calme et répondre en précisant "nulle pour passer les concours car je n'ai jamais été une bête à concours ce qui ne m'empêche pas d'être une excellente enseignante" Mais voilà je ne l'ai pas dit. Lui semblait un peu gênée par ma réplique et a ajouté : "c'est vrai que travailler, être maman (ma fille de 5 ans était sur mes genoux pour l'entretien !) et passer un concours n'est pas une chose aisée."

"Savez-vous quel seront vos niveaux dans l'établissement n°2 ?"

- "Oui des 5èmes"

- "Oh mince alors je vous propose des 4èmes et des 3èmes". (Ben ca va cooooooooool pour la collègue.)

Alors voilà une proposition d'emploi du temps qu'il me montre. Et en la voyant je note que j'ai une heure de cours suivi une heure de trou et cela chaque fois et le vendredi matin une heure de cours 8h suivi de 2h de trou puis 1h de cours.

Incohérence notée : chef n°2 m'a dit lui pas connaitre mon emploi du temps ! Or ces 3 heures apparaissent le lundi matin 8h. Si elles sont groupées c'est déjà bien. 

Mais il faudrait un peu regrouper tout cela car au final mon mi-temps se transforme en plein temps sur l'établissement et comment je vais travailler mon concours MOA hein !

Chose positive pas de cours le mercredi.

Dernière chose chef n°1 est tout nouveau tout neuf dans l'établissement mais lui, au moins, demande à ce que je vois les livres des élèves même si lui aussi ne les connait pas.

Il m'informe que la pré-rentrée se fera sur 2 jours : vendredi et lundi. Je l'informe de la demande du chef n°2 qui ne semble pas lui plaire ("mais vous n'avez que 3h dans cet établissement !") mais comme il me le dit lui même "faites comme vous voulez" d'un ton bien sec ma foi ! Alors je l'informe que ma collègue est son épouse et que c'est elle qui s'occupe de la pastorale. Je vais devoir ménager la chèvre et le choux. Ouille ouille ouille

Enfin après mille compliments sur ma fille (??!!??), on se quitte. Et dans ma voiture, j'ai comme un sale goût dans ma bouche.

 

25 juin 2012

Le collègien est mort à cause d'un regard !

 

Le décès du collégien agressé vendredi à Rennes a été annoncé ce samedi en fin de matinée. Vincent Peillon est attendu sur place.

Le ministre de l'Education Vincent Peillon est attendu en fin de matinée au collège de Cleunay, à Rennes, où un collégien de 16 ans a agressé hier un élève de 13 ans. Le décès de l'adolescent a été annoncé en fin de matinée, samedi, par le parquet de Rennes.

Vincent Peillon « s'est entretenu avec la principale du collège » et se rend dans cet établissement situé dans le quartier de Cleunay « pour soutenir la communauté éducative », a expliqué une porte-parole du ministère. En attendant l'arrivée du ministre, une réunion ce tenait ce matin avec la direction et les professeurs du collège.

Bagarre à la récréation

L'altercation s'est produite hier matin en pleine récréation, dans ce collège sans histoires. Deux élèves de 16 et 13 ans se sont bagarrés ; le plus jeune est tombé au sol. « Quand il est tombé, ça a fait un gros boum », décrit une élève. Certains évoquent une strangulation. « Il était tout bleu. On a eu très peur pour lui », ajoute un garçon.

Inconscient, le collégien de 13 ans avait reçu des premiers soins par un professeur, avant d'être transporté au CHU de Rennes dans un état critique, « entre la vie et la mort » selon la directrice de la communication du centre hospitalier.

Erreur de Matignon

Dans un communiqué de Matignon, Jean-Marc Ayrault avait dit, en début de soirée vendredi, avoir appris « avec une grande tristesse » le décès du collégien de 13 ans, élève de 5e, vendredi à la suite d’une bagarre pendant la récréation dans un collège de Rennes, faisant part « à la communauté éducative tout entière de son soutien dans cette épreuve ».

Cette information, reprise par de nombreux médias, avait été démentie plus tard dans la soirée. «Il est toujours entre la vie et la mort. le pronostic vital est toujours engagé. Son état est toujours très grave, mais il est en vie», avait déclaré la directrice de la communication au CHU vers 23 h. Le jeune garçon de 13 ans se trouvait toujours en réanimation. L'annonce de son décès a été faite vers 11 h samedi matin.

« Regrets les plus vifs »

Jean-Marc Ayrault a ensuite exprimé dans un communiqué « ses regrets les plus vifs », ainsi que ceux du ministre de l'Education Vincent Peillon, pour avoir «annoncé à tort» le décès du collégien, évoquant des «informations erronées ». Toux deux « assurent la famille du jeune garçon de leur soutien dans l'épreuve terrible qu'elle traverse », ajoute le texte.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Rennes.-Le-collegien-agresse-hier-est-mort_40771-2090026-pere-redac--35238-abd_filDMA.Htm

 

 

e procureur de la République de Rennes, Thierry Pocquet, a annoncé ce soir que l’adolescent de 16 ans, suspecté d’être à l’origine de la mort de Kylian, un camarade de 13 ans dans le collège de Cleunay à Rennes, allait être présenté demain aux magistrats en vue de sa mise en examen.

Une autopsie doit avoir lieu aujourd’hui pour déterminer les causes exactes du décès. C’est en fonction des résultats de l’examen médico-légal que les poursuites pourront être définies.

Les faits ont eu lieu hier à la récréation de 10 h. « Des échanges de regards ont dégénéré en altercation verbale puis physique à la sortie des toilettes», a indiqué Thierry Pocquet

Toujours en garde à vue

«La bagarre a eu lieu dans la cour de récréation. Le plus âgé a serré le cou de la victime avec le bras. La scène a été violente mais très brève. » Le magistrat a aussi précisé que « la victime est tombée à terre. Un surveillant et deux professeurs ont secouru le blessé avant sa prise en charge par le Samu. »

Selon le parquet, « l’adolescent est toujours entendu en garde à vue. Il est accablé et réalise les conséquences de son geste. Il est écrasé par les événements. »

 http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Mort-du-collegien-a-Rennes-Un-echange-de-regards-a-l-origine-de-l-altercation-%5BVideo%5D_40771-2090240-pere-redac--35238-abd_filDMA.Htm

 

 

Présenté ce dimanche matin, l’adolescent de 16 ans a été mis en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans par le juge d’instruction de Rennes. Le collégien, âgé de 16 ans, est soupçonné d’avoir provoqué la mort, vendredi, d’un élève de 13 ans durant une altercation sur la cour de récréation du collège de Cleunay à Rennes. Le parquet a requis son incarcération. Le débat devant le juge de la détention et des libertés a lieu actuellement. La décision devrait être rendue dans une heure.

« L’autopsie a permis de révéler que le décès résultait bien d’une strangulation », précise le procureur de la République de Rennes.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Drame-de-Cleunay-le-collegien-de-16-ans-mis-en-examen-pour-meurtre_40771-2090386-pere-redac--35238-abd_filDMA.Htm
 
 
 
 

 

 

L’auteur présumé des violences avait été placé en garde à vue immédiatement après les faits.

L’autopsie réalisée samedi soir a révélé, selon le parquet, que l’étranglement était à l’origine du décès.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-collegien-de-Rennes-ecroue-pour-meurtre-son-avocat-temoigne-%5BVideo%5D_40771-2090474-pere-redac--35238-abd_filDMA.Htm

 

 

 

 

 

27 avril 2012

le conducteur avait 11 ans

Visiblement, le conducteur n'avait pas une grande expérience du volant. Au fil de la dizaine de kilomètres qu'il a parcourus mercredi matin, dans les rues de Rennes, sa voiture a, maintes fois, zigzagué sur la route et heurté un camion et deux voitures en stationnement, avant de finir sa course, perchée sur un rond-point rennais. Un automobiliste s'est approché pour porter secours au conducteur et a trouvé au volant un enfant âgé de 11ans. Le garçon, qui réside en famille d'accueil, avait «emprunté» la voiture d'un membre de la famille. Il a été confié à l'Aide sociale à l'enfance. http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/rennes-le-conducteur-avait-11-ans-27-04-2012-1683288.php
1 mars 2012

une bombe !

Aujourd'hui un élève de 5ème avait une bombe aérosol dans son sac cartable !

Heureusement qu'il ne s'en est pas servi sur une personne mais pour arroser le sol. Seulement voilà son père est informaticien et sa bombe était une bombe nettoyante pour écran d'ordinateur. Ces camarades n'ont pas du tout apprécié son odeur, il faut dire qu'il en a pas mal vaporisé.

Résultat : exclusion de cours mais c'est un jeu chez lui. "Qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui pour me faire virer et avec qui ?" voilà à quoi il pense. Mais je me demande pourquoi ? 

10 février 2012

je ne démissionne plus

Je viens de voir Mr le Directeur. Je suis étonnée de constater que les CPE dans cet établissement ne gèrent que les problèmes d'absences. Pour les problèmes d'ordre éducatifs, c'est le responsable de niveau qui en a la charge. Et c'est un professeur. Je me suis donc retrouvée bien seule quand je suis allée les voir et qu'ils m'ont renvoyé.

J'ai parlé avec mes collègues enseignant. Ils ne peuvent pas enseigner tel que le demande le BO. Mr le Directeur ainsi que la responsable de niveau m'ont assurer de leur soutien dans la difficile prise de suppléance à laquelle je suis confrontée. Mr le Directeur m'a dit que le professeur que je remplace n'avait aucune autorité, elle était beaucoup chahutée et tout le monde le savait. De plus, elle est partie sans dire au revoir à toutes ces classes. Cela a été très mal vécu par les élèves. Je dois changer ma façon de faire et m'approcher au plus près de la façon du professeur que je remplace. Seulement elle ne m'en a pas parlé. Ce sont les élèves qui m'en parlent. 

Pauvre petits nenfants qui sont comme des pépés et des mémés à qui tout changements perturbent les habitudes. 

23 janvier 2012

un nouveau poste et pénurie

Je débute un nouveau poste au 1er février 2012. C'est bien j'ai le temps de m'y préparer.

Saviez-vous que même si mon contrat ne débute que le 1er février, je dois quand même travailler avant ? Je précise sans être rémunérée !

Les TPE Travaux Personnels Encadrés, les élèves diront Temps Perdus Ensemble, se déroule en début d'année 2h par semaine jusqu'à l'évaluation finale qui a lieu ... le 1er février.

Cette matière a lieu en Première et compte pour la note finale au BAC. C'est donc du sérieux. Étant convoquée pour l'examen final, je me dois AVANT d'assister à l'oral de nos candidats préparer cette évaluation. Pour cela j'ai dû me rendre à une réunion d'harmonisation afin que tous les examinateurs se basent sur la même notation (1h) et je dois prendre connaissance de la production finale des différents groupes que j'aurais à évaluer. Cela peut prendre plus d'une heure pour chaque groupe.

Je ne suis pas payer pour ce travail. C'est normal, cela fait partie du service.

Mais voilà après cette évaluation, les élèves n'ont plus ces 2h semaine. Donc je me retrouve libérée de ces 2h. Pas du tout. Je viens de recevoir un message courriel du directeur me demandant de faire de l'aide aux devoirs pendant ces 2h semaine.

"Donc vous avez 80% d'une heure à pourvoir sur 17 semaines : soit 13 heures 40 minutes ! puisque vous allez être rémunérée sur le service de mme..X. et en ces temps de pénuire et par justice toutes les heures doivent être effectuées. donc je vous propose de voir avec mme CPE comment vous pourriez apporter une aide aux devoirs en 6ème 5ème pour 13h40 d'ici à juin - sur le créneau de la H9 soit 16h45 -17h40"

Je précise que si mme ..X avait continué son service JAMAIS on ne lui aurait demandé cela. Mais comme je vais être payé sur le service de mme ..X soit 2h de plus que je ne ferais pas, il faut bien compensé !

Seulement dois-je vous dire combien suis-je payé par rapport à un titulaire ?

 

22 mars 2012

Conseil de classe

La mauvaise foi des enfants est incommensurable.

Première évaluation, on sent des enfants angoissés. Alors je leur donne les questions que je poserai dans l'évaluation. Moyenne de classe catastrophique. Ils râlent. Bon ! clémente, j'accepte de la refaire. La même. Résultats toujours catastrophiques. Je leur dis qu'il serait temps de se retirer les doigts du ... nez  mettre au travail.

Et voilà leur conseil de classe où j'entends le parents délégué me dire en tant que représentant des parents d'élèves, que je devrai être plus explicite sur les consignes pour les évaluations. 

Peut-on m'expliquer comment puis-je être plus explicite en donnant les questions de la future évaluation !!! 

7 mars 2012

match ?

Avant hier, lundi j'avais une classe de 6ème. Le chapitre en cours se termine, je propose de leur faire faire un exercice. Lecture du texte et des questions. J'écris au tableau LEUR réponse à la 1ère question. Leur demande s'ils sont tous d'accord avec ce que je viens d'écrire. Pas de réponse. Certains commencent même à la recopier. NON moi je ne suis pas d'accord avec cette réponse, leur dis-je.

Et à ce moment là un élève complètement désinhibé se met à hurler les bras levés fait le tour de la classe. Stupeur et tremblements.

10 juillet 2012

SUPPLIQUE D’UN ENFANT A SES ENSEIGNANTS

 

SUPPLIQUE D’UN ENFANT A SES ENSEIGNANTS

Apprenez-nous l’enthousiasme,
Enseignez-nous l’étonnement de découvrir.
N’apportez pas seulement vos réponses,
Réveillez nos questions,
Accueillez surtout nos interrogations.
Appelez-nous à respecter la vie.
Apprenez-nous à échanger, à partager, à dialoguer.
Enseignez-nous les possibles de la mise en commun.
N’apportez pas seulement votre savoir,
Réveillez notre faim d’être.
Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements.
Appelez-nous à agrandir dans la vie.
Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes.
Enseignez-nous à regarder, à explorer, à toucher l’indicible.
N’apportez pas seulement du savoir-faire,
Réveillez en nous le goût de l’engagement, des responsabilités.
Accueillez notre créativité pour baliser un devenir.
Appelez-nous à enrichir la vie.
Apprenez-nous la rencontre avec le monde,
Enseignez-nous à entendre au-delà des apparences.
N’apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérité,
Eveillez en nous la quête du sens.
Accueillez nos errances et nos maladresses,
Appelez-nous à entrer dans une vie plus ardente.
Devenez plus fiables en prenant au sérieux nos rêves.
Rangez vos critiques et vos jugements.
N’opposez pas d’obstacles,
Aidez-nous à les dépasser.
Il y a urgence vitale.
C’est possible de nous rencontrer ainsi.

Jacques Salomé, Lettres à l’intime de soi

12 juin 2012

Problème d'éthique

Bonjour,

Je vous soumets le message d'un collègue :

   " Dans mon college nous sommes confronté a une situation pénible...

La semaine dernière lors d'une réunion journée solidarité, le principal a abordé le problème de l'évaluation de l'épreuve d'histoire des arts mettant en cause directement ma collegue de Français Latin car elle avait mis 4/20 à un élève qui n'avait pas été capable de répondre à quoi que ce soit, elle il la mettait en cause en disant que sa notation était trop sévère et qu'elle pénalisait cet élève  pour l'obtention de sa mention au brevet et qu'en tout état de cause il fallait lui remonter sa note. Vous imaginez le débat qui s'en est suivi ... A part moi personne ne l'a soutenue bien au contraire...

Vendredi en préparant son conseil de classe de 3è elle a constatée que le principal dans l' intimité de son bureau avait remonté toutes ses notes jusqu'à 10points (pour l'élève en question)

Hier soir commencaient les conseils de 3è de 2 autres classes et le débat est reparti...j'ai halluciné quand un jeune collegue prof d'histoire géo l'a nomément mis en cause et quand je me suis insurgé, m'a dit carrément qu'elle n'avait qu'à poser les bonnes questions...pour que les élèves réussissent...

Ce qui me désole c'est que ces jeunes collègues ne se rendent pas compte qu'ils se font manipuler et qu'ils sont en train de "scier la branche sur laquelle ils sont assis"...

Nous nous sentons nous les "vieux" niés dans nos convictions d'honnêteté et de droiture ...cette foutue épreuve d'histoire des arts qui compte pour coeff 2 au brevet n'a comme justification que  l'augmentation des pourcentages de réussite...

2 choix s'offrent à  nous, nous rebeller ou alors se désinvestir et terminer en roue libre en "tendant le dos"...Quelle ambiance...

Je ne supporte plus les satisfécits que s'attribue le principal sur les taux de passage en 2de et les résultats du brevet supérieurs aux moyennes académique.

Qu'en pensez vous? "

 

Je plains cette collègue qui s'est vu remise en cause devant tout le monde ! et sans s'y attendre !!!!!!!
Mais est-ce un problème de génération ou de personnalité ? Ma foi, jeunes ou vieux, des cons il y en a partout !
Ce que je trouve particulièrement anormal c'est la modification des "notes" par le principal !!!!!!!!!!!! mais de quel droit y touche-t-il ? dans ce cas, il n'a qu'à mettre les notes et moyennes pour tous les élèves puisqu'il se juge compétent !
Et nous dans tout ca avec tout le boulot que l'on fournit et notre volonté de faire au mieux, on sert à quoi ! hein ? 
 
A bas la hiéarchie  
3 février 2012

Ce fut une catastrophe !

Ce fut une catastrophe !

Si la matinée avait plutôt bien commencé avec une 1ère classe de 6ème. Je redoutais la classe de 5èmeC dont j'avais entendu pas mal de plainte. Beaucoup de bavardages mais l'ensemble fut correct. Pourtant on n'a pas travaillé du tout. "A quoi ça sert d'apprendre l'appareil digestif ?". Ben oui bien sûr à quoi ça sert ?

 "Un enseignant m’a déjà dit qu’il n’avait pas le temps de faire apprendre, il n’avait que le temps d’enseigner son cours! « À quoi ça sert d’enseigner ça? » si l’apprenant se demande « À quoi ça sert d’apprendre ça? » Nous avons ici deux questions existentielles qui démontrent deux solitudes, celle de l’apprenant et celle de l’enseignant, dans un même environnement de formation.  bla bla bla . De l’intérêt, c’est-à-dire la recherche des avantages pour soi-même d’où la didactique professionnelle pour éviter que l’apprenant se pose la question qui tue"

http://didapro.wordpress.com/2010/04/09/a-quoi-ca-sert-denseigner-ca-ou-dapprendre-ca/ 

De toute évidence cette école manque de fondamentaux. Mais est-ce à moi de m'en charger ? Si je ne m'en charge pas comment continuer à enseigner ? 

Puis une nouvelle classe de 6ème et là ça a commencé à déraper.

L'après midi fut un cours de 6ème dans un chahut indescriptible sans parler de la classe de 5èmeA où j'ai eu droit à des rires forcés, des lancés de boulettes, des remarques désagréables entre élèves et à mon encontre, des jeux de l'autruche, des OOOOOOOOOOOh à chacune de mes remarques, des je tape avec mes pieds et mes mains sur ma table pour faire le plus de bruits. 

En bref, j'ai en face de moi des ours en liberté, complètement incontrôlables. J'avoue que j'ai eu peur. Surtout quand je me retourne et voit à côté de moi un élève. Oui j'ai peur. Peur de me faire agresser. Pourtant ce ne sont que des enfants.  

27 février 2012

A quoi ça sert ?

Aujourd'hui, je crois que j'ai cloué le bec à ma grande bouche de service.

Ils ont toujours cette expression à la bouche : mais M'dame, à quoi ça sert ... ceci ou cela. Ils savent que cela doit laisser les profs sans voix, eux qui ont toujours réponse à tout. Ils doivent bien sentir qu'en demandant cela ils provoquent une exaspération. Mais pourquoi le demander ? Que recherchent-ils ? une provocation ?

"Madame, ça sert à quoi d'apprendre CA ? = votre passion, votre travail ... qu'ils piétinent. Et par la même occasion c'est la personne même qui met tout son coeur dans son ouvrage qui se sent piétiné. Pourtant je suis sûre qu'ils ne le savent même pas. Ils voient bien qu'ils provoquent une réaction. En comprennent-ils le sens ? Mais c'est là que le professeur fait l'erreur de confondre sa personne et son image. L'élève voit le professeur. Et le professeur ressent dans sa personne les attaques envers son image.

Aujourd'hui j'ai eu droit à : "Mais M'dame à quoi ça sert l'école ?"

Le pauvre petit pensait surement que, soit je me serais tue, soit je me serais lancée dans un discours moralisateur sur le savoir, le plaisir d'apprendre et les avantages d'être un bon élève pour avoir une bonne profession. Oui mais ... je suis de la génération super diplômée et précaire, alors la bonne élève et un bon métier ... à d'autres ! C'est une toute autre réponse que je lui ai donné. Et je crois que ma réponse l'a déstabilisé parce que je lui ai dit que

 l'école ne sert qu'à tes parents ... pour se débarasser de toi.

J'espère que cette réplique ne va pas m'attirer des ennuis.

Je pense notamment à ces collégiens qui n'habitent pas loin de l'école et qui sont internes.

23 juin 2014

J'ai ri

 

 

Dernier cours avec les 3èmes avant le Brevet, le mot d'ordre : rester vigilant !

Il faut dire que niveau débordement langagier, certains se sont bien laissés aller, ces derniers temps. Tant pis pour eux.

 

 

Après 3 allers poubelle pour cracher le truc sucré et pleins de colorants chimiques, voilà t'y pas que mon regard croise celui d'un élève qui avait déjà fait un aller poubelle, la bouche pleine et les 2 joues gonflées, le sourire forcé et gêné de celui pris la main dans le sac.

Franchement chers lecteurs, vous auriez dû voir sa tête. J'ai pouffé de rire.

Et je n'ai plus eu de crédibilité.

 

 

J'ai repris mon cours entre passation et lancements de bonbons à travers toute la classe, robinets ouverts pour remplir leur gourde d'assoiffés de tant de sucres ingurgités. Et je dois dire qu'ils ont joué le jeu des bons élèves en répondant à mes questions, même la bouche pleine !

 

 

 

19 mars 2014

Une leçon de confiance en soi !

Une vraie leçon de confiance en soi à partager !

"Un professeur tend un billet de 20 € et demande à ses élèves :« Qui aimerait avoir ce billet ? » Les mains se lèvent.

Il chiffonne ce billet et demande : « Vous le voulez toujours ? » Les mains se lèvent encore.

Il jette le billet froissé par terre, saute dessus à pieds joints et dit : « Vous le voulez toujours ? » Et encore, les étudiants lèvent leurs mains.
Il leur dit alors : "Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon ! Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours, car sa valeur n'a pas changé. Il vaut toujours 20 €.

Plusieurs fois dans votre vie, vous serez froissés, rejetés par les gens et les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien, mais votre valeur n'aura pas changé aux yeux des personnes qui vous aiment vraiment. Même les jours où nous sommes moins à notre meilleur, notre valeur reste la même."

28 mai 2013

Petite, je voulais être coiffeuse, mais j'étais bonne en maths

  http://www.rue89.com/2011/10/15/petit-je-voulais-etre-boulanger-mais-jetais-bon-en-maths-225582

Matthieu Stelvio | Riverain 

Petit, je voulais être boulanger, puis facteur, puis berger. On m’a poussé à faire des études. On m’a expliqué que c’était le seul moyen de réussir ma vie, de gagner de l’argent, de m’épanouir dans un métier. J’ai enduré de longues heures, de longues années de cours. Je me suis ennuyé, ennuyé et encore ennuyé sur des dizaines, des centaines, de milliers de chaises.

Et maintenant que j’ai cinq années d’étude en poche, que je travaille - je suis ingénieur, je passe mes journées à concevoir des cuillères en plastique à moindre coût, pour environ 1700 euros par mois- je continue à m’ennuyer, et regrette profondément de n’avoir pas écouté le petit enfant qui voulait élever ses moutons en Ardèche.

Et autour de moi, lorsque je tends l’oreille, voici ce qui tombe dedans :

  • « J’ai fait cinq ans d’étude, je passe mes journées à faire des additions. Tout ce que j’ai appris ne me sert finalement à rien. »
  • « J’aurais bien fait des études littéraires ou sociales, mais on m’a martelé qu’il n’y avait pas de débouchés. Je me suis fatigué à bosser des matières ennuyeuses pendant des années en espérant que j’aurais un travail solide au bout ; et maintenant que j’ai mon diplôme, j’enchaîne les CDD à temps partiel payés au smic... »
  • « J’en ai marre de tout donner, de partir tous les matins à 7 heures et de rentrer tous les soirs à 20 heures, et de continuer à galérer pour manger des casseroles de pâtes et pour me payer un 20 m2 tout miteux »…

Des agents économiquement productifs ou des ratés

Soumise aux pressions des marchés, l’école, de plus en plus délaissée par l’Etat, tend à aspirer les enfants dans une machine scolaire infernale, pour ensuite recracher vingt ans plus tard soit des agents économiquement productifs, soit des ratés.

Ainsi, tant qu’un élève aura de bonnes notes, on lui conseillera vivement de suivre la voie royale : seconde générale, première scientifique, option mathématiques, maths sup, etc.

On ne cherchera pas à savoir ce que l’élève veut faire de sa vie. De toute façon, lui-même n’en sait rien, car bien souvent ni l’école ni la vie de tous les jours ne lui donnent les moyens de savoir ce qu’est un métier, ou tout du moins un métier différent de celui de ses parents.

Pour maintenir l’ordre : l’angoisse

En série scientifique, plein de jeunes se battent pour devenir ingénieurs, car on leur dit que c’est le seul moyen d’avoir une situation stable et confortable, mais la grande majorité ne sait même pas expliquer ce qu’est au juste un ingénieur. C’est du formatage : la France veut des ingénieurs, car statistiquement, ils font plus grimper le produit intérieur brut que les agriculteurs ou que les poètes.

On abuse de l’indécision pour les pousser dans des voies qu’ils choisissent rarement en connaissance de cause et qui engagent toute leur vie.

Pour maintenir l’ordre, pour que les élèves filent sagement dans l’entonnoir, on utilise une arme redoutable : l’angoisse. Les télés, les radios, les politiques, les profs, les parents, toute la société dans son ensemble angoisse la jeunesse :

  • « La situation est grave, nous sommes en crise ». Il faut entrer dans la « guerre économique » ;
  • « Les plus faibles sombreront dans le chômage, et finiront à la rue » ;
  • « De toute façon, il n’y a plus d’argent dans les caisses ; et on ne va pas taxer les riches, les spéculateurs et les capitaux, car sinon tout partira à l’étranger… » ;
  • « Tremblez, enfants de la cinquième puissance mondiale : si vous ne voulez pas crever de faim, travaillez, étudiez vos mathématiques, devenez ingénieurs, faites-nous des plans d’avions de chasse et de centrales nucléaires. »

Premières victimes : les enfants des classes modestes

Ce sont généralement les enfants des familles les plus modestes qui sont le plus sensibles à ce stress, à ce chantage, car leur échec ne peut que très difficilement être financièrement amorti par la famille. Et encore moins par un Etat de moins en moins soucieux des questions d’équité sociale (car ne l’oublions pas : dans un monde où l’on donne des centaines de milliards aux banques, l’équité, ça coûte trop cher).

Pour ces enfants modestes, tout tâtonnement est proscrit, il faut foncer tête baissée dans l’entonnoir. Je n’oublierai jamais ces heures d’angoisse qui précédaient les contrôles de mathématiques – coefficient 9 –, de physique – coefficient 6 –, ces heures à faire et à refaire toujours les mêmes exercices, ces heures où ma place en classe préparatoire, où tout mon avenir se jouait. Ces heures et ces années où l’école abrutit plus qu’elle n’élève.

Le lycée est, pour certains, un véritable enfer dans lequel la moindre mauvaise note est susceptible de faire chuter lourdement une moyenne ; et une mauvaise
moyenne dans une discipline clé peut, à son tour, considérablement réduire les chances d’un élève d’être pris en classe préparatoire, BTS, etc.

Avoir de bonnes notes ne suffit pas, il faut aussi être bien classé ; et la compétition commence dès le collège et s’intensifie avec les années d’études. Elle peut devenir terrible lorsqu’il s’agit des concours de médecine ou d’entrée aux grandes écoles. Bien souvent, la soif de la réussite prend le dessus sur le désir d’apprendre.

Matheux = génies et philosophes = inutiles

L’art, la philosophie et la poésie sont des disciplines pleines de sens qui peuvent orienter une vie. Le système scolaire les néglige de plus en plus. L’histoire et la géographie sont désormais en option en terminale S ; disciplines évidemment inutiles pour former, à titre d’exemple, nos futurs ingénieurs nucléaires.

Il me semble qu’assez tôt dans le cursus, les « matheux » sont assimilés à des génies, les économistes à des prophètes, les poètes à des cancres et les philosophes à des choses inutiles. Il serait vraiment triste qu’au lieu d’aider les élèves à donner du sens à leur vie, l’école se contente de les transformer en
machines à calculer.

A force de négliger les aspirations de la jeunesse, la société donne naissance à des générations en souffrance, à des adultes qui doutent de plus en plus du sens de leur travail, et il ne faut pas s’étonner qu’un jour ou l’autre, une génération se réveille subitement pour refuser un monde qu’elle n’a jamais eu l’occasion de choisir.

La force et l’énergie des révoltés, des indignés sont, pour moi et pour beaucoup, une grande espérance.

28 février 2014

Journal d'un prof

Rythmes scolaires, programmes, statut des profs : la refondation enterrée Rythmes scolaires, programmes, statut des profs : la refondation enterrée

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/journal.histoire/2014/02/28/rythmes-scolaires-programmes-statut-des-profs-la-refondation-enterree-232401

Bernard Girard

Journal d’un prof d’histoire


Enseignant en collège
Publié le 28/02/2014 à 12h26

L’annonce du report à la rentrée 2016 de l’entrée en vigueur des nouveaux programmes scolaires vient conclure toute une série de reculs notifiés ces dernières semaines et dissiper les ultimes illusions que l’on pouvait encore entretenir sur la volonté réformatrice du gouvernement : la refondation de l’école, censée combiner dans une même approche une refonte des contenus de l’enseignement, des rythmes scolaires équilibrés et une redéfinition du travail des enseignants, est morte avant même d’avoir vu le jour.

L’industrie du tourisme a gagné

La réforme des rythmes scolaires, pourtant jusqu’à présent limitée dans ses modalités à la seule semaine en primaire, avait déjà été renvoyée aux calendes grecques par la publication, il y a quelques semaines, d’un calendrier triennal complètement incohérent, imposé par les professionnels du tourisme dans une logique qui relève bien davantage de préoccupations clientélistes que de considérations éducatives.

Très éloigné du rythme de sept semaines de travail-deux semaines de congé préconisé par les spécialistes des rythmes scolaires, ce calendrier reflète le lobbying forcené d’une profession, exercé par l’intermédiaire d’une soixantaine de parlementaires de droite comme de gauche, dont les récriminations portent principalement sur les dates des vacances de printemps qui se voient reprocher d’être fixées… au printemps, en dehors de la période d’enneigement.

Pourtant, avec l’instauration des congés d’hiver et leur étalement sur trois zones, les professionnels de la neige ont obtenu au cours des dernières décennies un privilège considéré aujourd’hui comme une rente de situation qu’on s’interdit de remettre en cause malgré les dommages évidents sur l’ensemble des rythmes scolaires mais aussi en dépit du fait que les vacances à la neige ne touchent que 8% des Français, issus très majoritairement des milieux aisés. Entre l’intérêt des élèves – dont il ne manque pourtant jamais l’occasion de s’afficher le champion – et des considérations manifestement électoralistes, Vincent Peillon a fait son choix.

Les nouveaux programmes attendront

La question des rythmes scolaires perd une bonne partie de son sens si elle n’est pas resituée dans le cadre plus général des contenus de l’enseignement auxquels ils sont censés servir de support. C’est pourquoi le report des nouveaux programmes de l’école élémentaire et du collège, à l’hiver 2015 pour une application à la rentrée 2016, a tous les signes d’une nouvelle reculade du gouvernement, surtout lorsqu’il est précisé que ce report intervient « à la demande de certaines organisations syndicales ».

La redéfinition des programmes scolaires est pourtant bien l’enjeu majeur de la dernière loi d’orientation et si les programmes du primaire – imposés de force sans concertation par le précédent gouvernement – ne trouvent guère de défenseurs, il n’en est manifestement pas de même pour ceux du secondaire dont certains milieux semblent s’accommoder malgré les tares qui y sont attachées : élaborés dans leurs moindres détails par une autorité centrale très éloignée du terrain, des programmes toujours plus lourds, aux exigences sans fin mais déconnectés des réalités d’une classe comme des motivations et des capacités des élèves, tournent à vide.

A titre d’exemple, il faut savoir que les programmes d’histoire et de géographie pour le seul collège nécessitent allègrement plus de 300 pages d’instructions officielles qui se déclinent, pour chaque thème étudié, en connaissances à acquérir, capacités à développer, démarche à mettre en œuvre, problématiques à cibler, supports d’étude à privilégier mais également – sans doute pour les plus bornés des profs… – indication des pièges à éviter.

Au final, l’enseignant ne serait plus guère qu’un automate téléguidé à distance par le Bulletin officiel de l’Education nationale si, dieu merci, la réalité quotidienne et la présence d’élèves non virtuels ne venaient mettre à mal ces injonctions illusoires, en les adaptant, en les élaguant, en essayant de donner un semblant de sens à cet extravagant cahier des charges.

Outre un renouvellement des thématiques – pour sortir l’enseignement de l’histoire de la chronologie politique toujours dominante – il faudrait en finir avec l’empilement fictif de connaissances strictement disciplinaires, résultat d’une chimérique prétention à l’exhaustivité, inscrire les programmes dans la perspective de cycles pluriannuels adaptés aux capacités réelles des élèves et surtout donner aux enseignants la pleine et entière responsabilité pédagogique dans l’élaboration de leurs progressions, ce qui n’est évidemment pas le cas aujourd’hui, enfermés qu’ils sont dans la nasse des injonctions hiérarchiques envahissantes et contradictoires. En quelque sorte, faire rentrer l’enseignement dans une logique curriculaire familière à bien des systèmes éducatifs étrangers.

Les raisons invoquées au report des nouveaux programmes – « la consultation du terrain » – sont difficilement justifiables quand on les met en parallèle avec la précipitation du ministre de l’Education lorsqu’il s’est agi d’imposer sans débat la création d’une nouvelle discipline scolaire, la morale laïque.

Repousser l’échéance à 2016 – ce qui, en outre, interdirait de toucher avant 2020 à un diplôme national du brevet (DNB) pourtant moribond – n’est guère crédible au regard du calendrier politique : qui peut sérieusement croire que des politiciens qui font de la reculade un mode de gouvernement auront le courage de mettre en chantier, à la veille d’élections nationales décisives, ce qui constituerait une rupture majeure dans le système éducatif ?

Et même si l’on comprend que la réécriture des programmes soit une tâche de longue haleine, pourquoi, pour une période transitoire, ne pas accorder à l’enseignant un libre choix sur une partie des programmes – par exemple en ne traitant que deux questions sur trois – une mesure qui, pour être mise en œuvre, ne demanderait rien d’autre qu’une simple circulaire … sans coûter un centime au contribuable ?

Statut des profs : rien de nouveau ou pas grand-chose

Cette dérobade significative sur les programmes – si elle venait à se confirmer – serait alors à mettre en relation avec l’accord conclu la semaine écoulée entre le ministère et les syndicats sur le statut des enseignants, un accord que même une forte dose d’auto-persuasion interdit de qualifier d’« historique », comme l’a pourtant fait Vincent Peillon, puisqu’au final, il ne change rigoureusement rien à la situation actuelle.

Serpent de mer des discours sur la réforme de l’école, le travail des enseignants est strictement encadré par un fameux décret de 1950 qui le définit exclusivement en fonction d’un certain nombre d’heures de cours devant élèves et non de l’activité réellement déployée. Ce qui pouvait se concevoir il y a plus de soixante ans quand les études secondaires étaient réservées à un public soigneusement sélectionné et culturellement conditionné n’est manifestement plus adapté après des décennies de massification de l’enseignement.

En fin de compte, à travers ces tergiversations à répétition du ministre de l’Education, c’est bien une logique de régression sociale qui est à l’œuvre. N’accepter de remettre en cause – ou les retarder pour des raisons fallacieuses – ni les contenus enseignés (les programmes) ni les pratiques (les enseignants, leurs missions, leur formation) ni les conditions d’apprentissage des élèves (les rythmes scolaires) conduit à se satisfaire d’une situation dont on sait très bien, sauf à s’aveugler, qu’elle pénalise les élèves issus des milieux défavorisés.

Mais le rêve de beaucoup, même chez des enseignants « de gauche », n’est-il pas finalement que l’enseignement secondaire redevienne ce qu’il était à son origine : un enseignement de classe ?

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Après l'effort, le réconfort
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